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Les Jeux de la traduction 2015

Prenez Hunger Games, transposez l’action dans une université canadienne et remplacez les combats à mort par des joutes de traduction. Voilà, en bref et dans une analogie que comprendront nos plus jeunes lecteurs, le principe des Jeux de la traduction.

Par Géraud Le Carduner

Du 13 au 15 mars dernier, à l’occasion de la 10e édition des Jeux de la traduction, dix universités canadiennes sur les douze proposant un programme de traduction étaient représentées. Composées de six étudiants, d’un professeur accompagnateur et d’un bénévole, les délégations comprenaient également les fameux hasbeen (ou anciens participants). Dixième anniversaire oblige et parce qu’on ne décroche pas si facilement des Jeux, ces derniers comptaient cette année pour près du tiers des présences.

À leur arrivée le vendredi, les délégations ont été accueillies par les commanditaires dans le cadre d’un salon de l’emploi. Ensuite, ils ont pris part à un banquet d’abord protocolaire, puis de plus en plus loufoque. En effet, après les discours et les remerciements, c’était au tour de chaque équipe de monter en scène pour présenter un numéro à saveur traductionnelle afin de se faire connaître.

Les convives ont notamment eu droit à un délirant tribunal gastronomique avec interprétation simultanée (Université de Moncton), à une surprenante réécriture du générique de Game of Thrones (Université Concordia) et aux clichés de la vie de traducteur (Université de Sherbrooke).

Samedi, le plat de résistance, avec la fameuse épreuve individuelle vers le français, qui portait cette année sur un texte de Kurt Vonnegut. Ensuite, François Lavallée (vice-président à la formation et à la qualité chez Edgar) et Réal Paquette (président de l’OTTIAQ) ont présenté un Traduel durant lequel les étudiants ont pu comparer les traductions de ces deux vétérans.

Après un court repas suivirent les épreuves en équipe. Comme d’habitude, les concurrents ont dû faire preuve d’une grande polyvalence : chanson de Cœur de Pirate, extrait de True Detective, planche d’Alan Moore ou jeux de mots de prime abord intraduisibles… Il fallait s’accrocher!

Nouveauté cette année, l’horaire des épreuves n’a été dévoilé qu’à la dernière minute, car – dans le monde de la traduction – on sait rarement de quoi chaque jour sera fait. La troupe a conclu la journée par un jeu-questionnaire et une soirée dansante endiablée.

Dimanche matin, dernier droit avec l’épreuve individuelle vers l’anglais (un extrait des Russkoffs de François Cavanna), suivie d’une conférence sur l’autorévision, présentée par Georges Bastin, professeur à l’Université de Montréal. Puis, déjà, la cérémonie de remise des prix. Cette année, Concordia a tout raflé : prix Gerry Boulet du meilleur esprit d’équipe, meilleure traduction individuelle vers le français, meilleure traduction individuelle vers l’anglais et meilleur score d’équipe! C’était la première fois qu’une seule délégation remportait tous les prix. Les autres universités auront fort à faire l’an prochain!

Géraud Le Carduner a coordonné les Jeux de la traduction 2015.


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