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Inquiétudes chez les traducteurs du gouvernement fédéral

Par Sébastien St-François, traducteur agréé

L’Association canadienne des employés professionnels, syndicat qui représente quelque 900 traducteurs et interprètes à l’emploi du gouvernement du Canada, craint que l’intention du Bureau de la traduction de mettre à la disposition de tous les fonctionnaires fédéraux un outil de traduction automatique mette en péril la survie du Bureau et de la profession de la traduction elle-même.

Du moins, c’est ce qui ressort d’un article signé par le reporter Michael Woods mis en ligne sur le site Web de Metro Ottawa le 8 juin dernier. L’Association craint que les gens viennent à croire que la traduction automatique soit aussi fiable que celle réalisée par un traducteur humain. Selon le syndicat, cela mènerait à une baisse de la demande de services de traduction professionnelle et se solderait par des centaines de pertes d’emploi.

Le sujet sera d’ailleurs abordé dans le cadre d’une table ronde au congrès 2015 de l’OTTIAQ le vendredi 20 novembre prochain. Cette table ronde, intitulée Les technologies langagières : du vent dans les voiles, sera animée par Louis-André Lepage, directeur principal du Centre de traduction et de terminologie et responsable de l’ensemble des traducteurs et terminologues du Bureau de la traduction du gouvernement du Canada. Quatre autres professionnels issus des milieux universitaire, privé et public y participeront.

Il y sera question de la vision du Bureau de la traduction quant à l’intégration des nouvelles technologies au gouvernement du Canada ainsi que des enjeux et attentes que soulèvent les nouvelles technologies dans différents milieux de travail. Consultez le programme du congrès 2015 pour tous les détails. Si l’enjeu vous intéresse ou vous préoccupe, marquez la date du 20 novembre à votre calendrier. Vous bénéficiez d’un tarif réduit si vous vous inscrivez au congrès avant le 2 novembre!


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