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Le Web, outil caché des gestionnaires de projets

Bref aperçu des ressources en ligne à la portée des gestionnaires de projet.

par Catherine Landreville

Quand on pense au Web et à sa multitude de contenus, on songe surtout à la pléthore de sites, documents ou applications multilingues qu’il met à la portée de ses utilisateurs. Les traducteurs et réviseurs y trouvent leur compte quand il s’agit de chercher des expressions équivalant ou correspondant à l’idée de départ, ou encore de savoir, en quelques clics, si tel terme est plus fréquemment employé que tel autre. Or, Internet est aussi une vraie mine d’or pour les gestionnaires de projets, ces personnes-ressources qui doivent porter plus d’une casquette tout au long du processus de traduction. Le Web s’avère être un instrument hors pair pour les accompagner dans leurs tâches.

Rédaction de l’offre

Au moment d’analyser les fichiers à traduire et de produire une offre, les gestionnaires de projets se basent souvent sur des paramètres internes pour fixer un taux horaire ou un tarif au mot, par exemple. Cependant, lorsqu’il s’agit de rendre des services peu communs au sein
de l’entreprise, ils peuvent avoir besoin de se référer aux normes en vigueur et d’examiner les pratiques et modalités proposées par leurs homologues. Les moteurs de recherche comme Google Search et Bing leur permettent de cibler leur analyse en comparant les divers résultats obtenus.

Assignation des tâches

Quand aucun de leurs traducteurs ou réviseurs habituels n’est disponible et que la demande est urgente, les gestionnaires de projets doivent rapidement trouver des ressources hors de leur base de données. Et il vient un moment où ils doivent renouveler ou mettre à jour leur liste de contacts. Les sites de réseautage en traduction, comme Proz.com ou Translator’s Café, sont d’excellents lieux pour recruter de nouveaux pigistes.

En cours de traduction…

Les traducteurs envoient souvent des questions aux gestionnaires de projets sur un travail en cours. Ils ont besoin de savoir ce que tel acronyme signifie ou ce que le client entend quand il écrit tel autre terme, et ainsi de suite. Par mesure d’efficacité et de rapidité, les gestionnaires consciencieux, qui voient aussi passer les questions d’autres traducteurs sur d’autres projets, examinent les questions des membres de l’équipe avant de les acheminer au client. Dans cette situation, le site Web du client représente l’une des premières sources à consulter ; il est donc très utile, surtout s’il est multilingue. Les acronymes causent également des soucis aux traducteurs en raison de leur ambiguïté potentielle. Des sites comme Wikipédia et Acronym Finder deviennent alors précieux pour aiguiller la recherche.

Enfin, quand il est question de termes nébuleux ou trop techniques, Termium, même outre-mer, est une bonne référence. Par ailleurs, les sites gouvernementaux des pays bilingues proposent d’intéressantes pistes de solution. En modifiant les filtres des moteurs de recherche, on peut être conduit vers des résultats exploitables.

Une fois toutes ces ressources consultées, les gestionnaires de projets envoient les questions restantes au client pendant que le traducteur met déjà à jour ses traductions à la lumière des éléments de réponse suggérés.

Importation de la traduction et mise en page

Bien que les outils d’aide à la traduction soient aujourd’hui nombreux, les gestionnaires de projets se heurtent parfois à des obstacles techniques lors du traitement des fichiers traduits. Par exemple, ils peuvent rencontrer des problèmes d’importation des traductions ou de création de fichiers cibles. Les forums d’utilisateurs de ces outils, comme ceux qui sont proposés par Proz.com, sont très utiles pour apprendre comment d’autres gestionnaires ont résolu des problèmes similaires.

Pour les questions de mise en page, il existe des tutoriels gratuits qui expliquent le fonctionnement des logiciels d’éditique comme Adobe InDesign, FrameMaker ou QuarkXPress. Ces ressources faciliteront le travail des gestionnaires qui font ne serait-ce qu’un peu de mise en page post-traduction.

Livraison

Il arrive que les fichiers, une fois traduits, soient trop lourds pour être transmis au client par courriel. Plusieurs sites d’envoi de fichiers proposent des formules de base gratuites. Hightail (anciennement YouSendIt) est particulièrement intéressant parce qu’il permet d’ajouter, sans frais, un module d’envoi automatique à un logiciel de gestion de courriels. De cette façon, si le message est plus lourd que d’habitude, une fenêtre s’ouvre et propose au gestionnaire d’employer Hightail plutôt qu’envoyer le courriel de manière habituelle. D’autres sites comme WeTransfer et Dropbox permettent également d’acheminer de gros documents.

On voit donc que, quelle que soit la situation, les gestionnaires de projets peuvent, avec un peu de ruse et de flair, trouver pratiquement toutes les solutions à leurs problèmes dans le Web. Il n’en tient qu’à eux d’exploiter cette immense ressource.

Ressources en ligne

Catherine Landreville est gestionnaire de projets principale chez Locordia, société belge de traduction et de localisation. Ses champs de recherche et d’intérêt évoluent autour des pratiques professionnelles en traduction et en gestion de projets, et de la dissémination de terminologies au sein des instances publiques québécoises.

 


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