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Language Terminal : une plateforme de gestion et de collaboration

Par Anna Mohácsi-Gorove

AnnaMohacsiGoroveInfonuagique, applications en ligne… le virage vers la dématérialisation est bien entamé et le domaine de la traduction n’échappe pas à la tendance. Outre les outils d’aide à la traduction en ligne, les interfaces de gestion ont fait leur apparition. Les grandes entreprises, qui disposent de moyens importants, sont portées à adopter ces nouvelles solutions. Mais que peuvent faire les traducteurs indépendants et les petites équipes? C’est pour eux que Kilgray a développé Language Terminal en 2012. Il s’agit d’une application qui permet aux traducteurs de partager leurs ressources en temps réel et de gérer leurs projets et factures au sein d’une même interface.

La gestion dans tous ses aspects

Language Terminal, plateforme entièrement gratuite, remplace les tableurs Excel et les autres logiciels d’administration. Elle réunit toutes les fonctions de gestion de projets de traduction dans une même interface. Échéanciers, devis, revenus, enregistrement : tout cela se gère rapidement et efficacement.

La facturation

Language Terminal permet de créer un profil pour chaque client et de définir des barèmes en fonction des langues cible et source, de la nature de la prestation et des préférences du client. Le prix peut être calculé au caractère, au mot, à la ligne, à la page, à l’heure ou bien à la journée. Il est également possible de définir des pourcentages associés aux statistiques établies dans un outil d’aide à la traduction.

Lors de la création d’un projet, on pourra préparer un devis qu’on fera ensuite parvenir au client au format PDF au moyen d’un seul clic. Il est également facile de suivre les éléments financiers d’un projet en filtrant, par exemple, les revenus ou les factures non payées par client ou par mois. En outre, le nouveau volet « Finances » de memoQ, application d’aide à la traduction du même développeur, est relié à Language Terminal et se met automatiquement à jour lorsqu’un nouveau document est ajouté au projet.

Un outil de collaboration

La plateforme facilite par ailleurs le partage des ressources en temps réel : il suffit d’y créer une mémoire de traduction ou une base de terminologie et d’envoyer un courriel d’invitation à un maximum de trois collègues. Toutefois, un seul collaborateur aura la permission de modifier cette mémoire. On pourra créer cinq mémoires de traduction, associées à cinq paires de langues différentes, et deux bases de terminologie multilingues de cinq langues chacune.

Les ressources légères de memoQ (règles de segmentation, de conversion ou d’exportation, paramétrage du contrôle de la qualité, etc.) peuvent également faire l’objet de partage dans Language Terminal. Et travailler sur deux ordinateurs est tout ce qu’il y a de plus simple : il suffit de sauvegarder la session de memoQ dans Language Terminal, pour ensuite l’ouvrir sur n’importe quel poste.

Conversion InDesign

Language Terminal offre également la conversion des fichiers InDesign (INDD) au format XLIFF, ce qui rend possible leur traduction dans plusieurs outils d’aide à la traduction.

Et la confidentialité?

Pour utiliser la plateforme, on doit ouvrir un compte avec une adresse de courriel valide. Par défaut, le profil de l’utilisateur demeure masqué. Le choix d’un profil public, le cas échéant, ne donnera accès ni aux ressources ni aux fichiers stockés.

Language Terminal crée ses rapports au moyen des données d’ensemble sur les utilisateurs. Les renseignements enregistrés (préférences, activités, liens URL récemment consultés, adresse IP, etc.) demeurent anonymes.

Kilgray s’engage à protéger les données stockées sur Language Terminal et à ne pas les rendre accessibles à des tiers (à l’exception du partage volontaire des mémoires de traduction et bases de terminologie entre collègues, bien sûr). Dans le cas des mémoires de traduction et des bases de terminologie, le développeur mène des analyses quantitatives, qualitatives et anonymes sur les chaînes de caractères que contiennent les ressources pour établir des statistiques sur le nombre de mots confiés, le nombre moyen de caractères, etc. Elle ne transmettra jamais de segments entiers ni d’information confidentielle à des tiers, et ne les incorporera jamais dans les outils.

Un bémol

Language Terminal offre des outils de gestion de projets et de création de devis de même qu’une fonction de conversion des fichiers InDesign au format XLIFF qui permettent de gagner en rapidité et en efficacité. La plateforme permet en outre de partager mémoires de traduction, bases de terminologie et ressources légères de memoQ, le tout en temps réel. Seul bémol : le développeur se réserve le droit d’accès aux mémoires de traduction et aux bases de terminologie partagées. La solution la plus confidentielle demeure donc l’acquisition d’une licence de gestionnaire de projet dans memoQ cloud server.




Enseignante à l’Université ELTE de Budapest, Anna Mohácsi-Gorove a écrit sa thèse sur l’assurance de la qualité et la révision en tant que clé de ce processus. Elle est également traductrice indépendante et formatrice en TAO.


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