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Des revues

Voix narratives au cinéma

Pour en savoir davantage sur les voix narratives au cinéma, on peut lire dans le numéro 20 (2011) et le numéro 22 (2012) des Cahiers de Narratologie plusieurs articles portant sur le sujet, et dans le numéro 25 (2013), l’article « De l’écrit à l’écran : Pour une typologie des voix narratives au cinéma » de Jean-Marc Limoges. Dans la revue TranscUlturAl volume 5, numéro 1-2 (2013), on peut également apprécier l’article d’Arianne Des Rochers « Lorsque la traduction sert de frontière entre deux cultures : une analyse traductologique de la voix-over dans la version anglaise de Léolo » (PDF). L. T.

Doublage et sous-titrage

L’Écran traduit, hors-série numéro 1 (2013), republie « Le sous-titrage de films. Sa technique – son esthétique » de Simon Laks. Dans le numéro 2 (automne 2013) de la même revue, on trouve notamment « De Barcelone aux bords du Rhin : le doublage et le sous-titrage au fil des congrès » de Jean-François Cornu, « Quand l’image traduit l’image : “doubler” le texte à écran » de Carol O’Sullivan et « Le sous-titre révélateur : inaudibilité et traduction audiovisuelle (2e partie) » de Samuel Bréan. Dans le numéro 3 (printemps 2014), trois dossiers abordent respectivement les débuts dans le métier, le doublage et le sous-titrage, et les nouvelles formes de doublage à la télévision italienne. Parmi les seize articles du volumineux numéro 4 (2012) de la revue MonTI, Pablo Romero Fresco traite de doublage dans « Dubbing dialogues… naturally. A Pragmatic Approach to the Translation of Transition Markers in Dubbing ». On peut lire également deux articles touchant le sous-titrage : « Towards a Multidisciplinary Approach in Creative Subtitling » de Rebecca McClarty et « Profiling Deaf and Hard-of-hearing Users of Subtitles for the Deaf and Hard-of-hearing in Italy: a Questionnaire-based Study » d’Agnese Morettin. L. T.

Sur le thème du doublage, Meta : journal des traducteurs (volume 59 numéro 2) propose « Orality Markers in Spanish Native and Dubbed Sitcoms: Pretended Spontaneity and Prefabricated Orality ». Rocío Baños y étudie les caractéristiques des dialogues de deux comédies de situation, l’une en langue originale et l’autre doublée. Il compare les moyens auxquels ont recours les traducteurs et les scénaristes pour rédiger des dialogues qui apparaissent spontanés et naturels. Dans le numéro spécial de 2014 de inTRAlinea consacré aux défis auxquels fait face la traduction audiovisuelle, les langagiers qui ont un penchant trekkie apprécieront certainement l’article « Technobabble on screen: Translating science fiction films » de Monika Wozniak. L’auteure explore la notion de distanciation cognitive, centrale à la science-fiction, distanciation qu’on doit sentir non seulement dans l’image, mais également dans les dialogues des émissions de télévision et des films du genre. Se fondant surtout sur le corpus des films et des séries télévisuelles Star Trek, elle met en lumière les nombreux néologismes qui s’y trouvent, un phénomène propre à la science-fiction, et soulève les difficultés de traduction liées à l’américano-centrisme des films et des émissions de télévision du genre. Dans « Viewership 2.0: New forms of television consumption and their impact on audiovisual translation », Alice Casarini explique comment les nouveaux modes de diffusion des séries télévisuelles façonnent leur réception. Certains segments du public s’engagent activement en s’appropriant l’univers fictif de leurs séries cultes, en particulier par le sous-titrage amateur (fansubbing). Bien qu’il soit de moindre qualité du point de vue technique, ce dernier fait preuve d’une connaissance plus intime de l’univers de la série que sa contrepartie professionnelle et officielle. M.-H. G.

Les défis de la relève et conditions de pratique dans Meta

Dans le même numéro de Meta, dans un article intitulé « Taking Control: Language Professionals and Their Perception of Control when Using Language Technologies », Elizabeth Marshman, de l’Université d’Ottawa, présente les résultats d’un sondage réalisé auprès des langagiers. On y mesurait leur perception du contrôle qu’ils ont sur leur travail et leur environnement lorsqu’ils utilisent les technologies langagières telles que les outils d’aide à la traduction ou de traduction automatique, notamment en ce qui a trait à la quantité de travail effectué, la qualité du résultat et les relations avec leurs fournisseurs et leurs clients. Par ailleurs, des collègues danois, Laura Winther Balling, Kristian Tangsgaard Hvelplund et Annette C. Sjørup, font part des résultats de leur étude sur le traitement en parallèle, plutôt que séquentiel, des données en situation de traduction. L’étude s’inscrit dans les nouvelles techniques d’analyse du sujet traduisant qui s’intéressent au mouvement du regard (suivi oculaire, ou eye-tracking en anglais). Les auteurs en arrivent à la conclusion que la traduction littérale est probablement la stratégie de traduction par défaut. Dans le numéro d’avril 2014, l’article de Jody Brune, « A Framework for the Identification and Strategic Development of Translation Specialisms », brosse un tableau des difficultés que connaissent les traducteurs nouvellement diplômés qui doivent se spécialiser pour se tailler une place dans le marché. Brune propose des moyens de mieux les préparer à la réalité professionnelle et aux demandes des agences de traduction, lesquelles semblent accorder peu de place aux traducteurs dits généralistes. Une liste de termes utilisés pour décrire les domaines de spécialité par ces agences est d’ailleurs donnée en annexe. M.-H. G. et É. P.

Au-delà des limites de la traductologie

Le numéro 4 de la revue Translation: a transdisciplinary journal nous offre un article d’Edwin Gentzler intitulé « Translation without Borders ». D’entrée de jeu, l’auteur pose la question suivante : « What if we erase the border completely and rethink translation as an always ongoing process of every communication? » L’essentiel de cet article très fouillé est une synthèse captivante de l’histoire de la traductologie et comporte plus de quarante références d’origines et de périodes variées. Ce regard fascinant sur les différentes approches de la traductologie par le truchement de la géographie et de l’histoire captivera tant la recrue que le vétéran du domaine. L’auteur conclut par ces mots inspirants : « I suggest that translation studies scholars take advantage of collaborative opportunities with such natural partners as semioticians and begin to think without borders in order to see all those twists and turns that comprise the translational fabric at the root of culture. » B. P.

Ont collaboré à la chronique Marie-Hélène Gauthier, Louise Thériault, Benoit Paré et Éric Poirier


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