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Apprendre et exercer nos professions en tout confort

Par Philippe Caignon, terminologue agréé et traducteur agréé

Dans la foulée du numéro précédent de Circuit, qui portait sur les effets de la COVID-19 sur l’exercice professionnel, et en complément du numéro 101 de votre magazine1, qui traitait de la santé mentale des langagières et langagiers en 2008, nous vous présentons certaines des meilleures pratiques mises en place pour aider les professionnels de la traduction, de la terminologie et de l’interprétation à travailler en tout confort. Mêmes les enseignants et apprenants de nos professions y trouveront leur compte.

Ainsi, Caroline Mangerel et Maria Ortiz Takacs ont préparé un numéro qui nous révèle un peu de quoi sera fait l’avenir, un bel avenir ouvert à tous où nos besoins d’accomplissement seront comblés.

D’abord, le témoignage de Julián Zapata nous fait découvrir la traduction dictée interactive comme méthode de travail ergonomique et productive. Comme l’explique ce traducteur et enseignant expérimenté, dicter lui permet non seulement d’augmenter son revenu, mais aussi d’améliorer son mieux-être professionnel et personnel. Il intègre ainsi la dictée dans une stratégie holistique qui touche tous les aspects de sa pratique traductive et professorale. Notons que l’article qu’il nous présente est un témoignage dicté et non pas un article classique saisi à l’écran. Nous avons donc un exemple patent de ce que cette technique donne au final.

Pour leur part, les chercheurs Eloy Rodríguez et Ahmed Saeed nous entretiennent des nouveaux outils infonuagiques d’interprétation simultanée. Ils nous présentent ainsi une petite révolution dans la façon dont les interprètes peuvent exercer leur profession en toute sécurité. La technologie nuagique permet en effet de sortir de la cabine et de travailler à distance tout en recréant l’environnement de travail traditionnel.

Ensuite, Valérie Florentin, traductrice et grande pédagogue, nous révèle les avantages d’utiliser la conception universelle pour enseigner efficacement la traduction à l'université. Elle nous explique comment et pourquoi cette stratégie d’enseignement est bénéfique pour toute personne, qu’elle soit atteinte d’un handicap physique ou de troubles d’apprentissage, ou qu’elle ne le soit pas. 

Enfin, la chercheuse et traductrice Caroline Mangerel nous présente la façon dont une interprète en langue des signes d’Afrique du Sud s’organise pour gérer une clientèle variée, constituée aussi bien de personnes travaillant pour le gouvernement que d’employés d’entreprises privées, et tant d’étudiantes et étudiants universitaires que d’élèves d’écoles primaires et secondaires.

En complément du dossier, pour la chronique La esfera hispánica, Juan Felipe Zuluaga et Julián Zapata ont rédigé un article sur l’intégration progressive de la traduction dictée comme pratique ergonomique à long terme et sécuritaire dans le contexte d’une épidémie.

Qui plus est, la chronique Des revues nous propose quelques magazines qui sauront se révéler utiles à toutes les personnes intéressées, entre autres choses, à en savoir davantage sur les approches ergonomiques des pratiques professionnelles et sur la formation en traduction.

Nous vous souhaitons une lecture agréable et informative.

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1) Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (2008). « La santé mentale des langagiers », Circuit. Numéro 101. Montréal. [En ligne à la BAnQ]. https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/2404725?docref=yCbA6LTlQi1eo3sJAY0Dfw&docsearchtext=la%20sant%C3%A9%20mentale%20des%20langagiers,%20Circuit




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