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Élection des administrateurs de l’Ordre

Le conseil d’administration (CA) est chargé de l'administration générale des affaires de l'Ordre. Aux fins de la protection du public, il veille à l'application des dispositions du Code des professions et des règlements adoptés conformément au Code et il voit au contrôle de l’admission.

C’est pourquoi il est important que la traduction, la terminologie et l’interprétation soient représentées officiellement au CA afin que la diversité des expériences professionnelles des administrateurs permette de prendre des décisions éclairées.

Le conseil d’administration de l’Ordre est composé de 11 administrateurs dont huit sont élus et trois sont nommés par l’Office des professions du Québec.

Comment ça fonctionne?

Le Règlement sur les élections et l’organisation de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec précise que le territoire du Québec est divisé en trois régions électorales pour le secteur d’activité professionnelle en traduction, qu’il forme une seule région électorale pour le secteur d’activité professionnelle en terminologie et une seule région électorale pour le secteur d’activité professionnelle en interprétation. Le CA est donc formé comme suit pour les administrateurs élus :

Secteur d’activité

professionnelle

 

Région électorale

Traduction

Terminologie

Interprétation

Montréal

4

-

-

Capitale-Nationale

1

-

-

Outaouais

1

-

-

Territoire du Québec

-

1

1

Total des administrateurs élus

6

1

1

 

Chaque année, le mandat de la moitié des administrateurs élus vient à échéance. Un appel de candidatures est envoyé aux membres qui appartiennent à la région électorale et au secteur d’activité professionnelle des sièges en question. Seuls les membres de cette profession et de cette région peuvent se présenter, et leur candidature doit être soutenue par cinq membres en règle de la même profession et de la même région. S’il y a plus de candidats que de postes à pourvoir, encore une fois, seuls les membres en règle appartenant à la même profession et à la même région électorale que les candidats peuvent voter.

Par exemple, quand le mandat d’un administrateur du secteur d’activité professionnelle en traduction de la région de Montréal se termine, l’ensemble des traducteurs agréés de la région de Montréal peuvent voter pour les candidats qui se présentent. Quand le mandat d’un administrateur du secteur d’activité professionnelle en terminologie prend fin, c’est l’ensemble des terminologues agréés du Québec qui peuvent voter puisque la région électorale dans ce cas est tout le territoire du Québec.

Les appels de candidatures sont transmis en avril. S’il y a plus de candidats que de postes à pourvoir, les avis d’élection sont transmis par la poste en mai. Le dépouillement du scrutin se fait dans les dix jours précédant l’assemblée générale annuelle.

S’il n’y a pas plus de candidats que de postes à pourvoir, les candidats deviennent automatiquement administrateurs et sont réputés avoir été élus par acclamation.

Cette année les postes suivants sont visés par les élections :

 

Secteur d’activité

professionnelle

 

Région électorale

Traduction

Terminologie

Montréal

1

-

Capitale-Nationale

1

-

Outaouais

1

-

Territoire du Québec

-

1


Voici les dates importantes à retenir :

Période de mise en candidature – du 12 avril 2017 au 11 mai 2017 à 17 h

Période du scrutin – du 26 mai 2017 au 12 juin 2017 à 17 h

Clôture du scrutin – le 12 juin 2017 à 17 h

Dépouillement du scrutin – le 12 juin 2017 à 18 h

Le réviseur vu par lui-même

Par Marc Pomerleau, traducteur agréé

Leroux, Jean-Pierre. Le Gardien de la norme. Boréal, 2016, 256 p., ISBN 9782764624616.

Publié à titre posthume, Le Gardien de la norme, de Jean-Pierre Leroux (1952-2015), est à la fois un essai sur la profession de réviseur littéraire et une autobiographie professionnelle. Les premiers chapitres traitent essentiellement de la fonction de réviseur : l’auteur décrit le travail à proprement parler, son mode de fonctionnement personnel ainsi que ses outils de travail, et prodigue quelques conseils à celles et ceux que la révision linguistique intéresse. Le style de Leroux est simple et élégant. Il avoue tout de même qu’il n’est pas un grand écrivain comme en font foi ses propres échecs littéraires, qu’il ne cache pas. Il n’hésite pas à aborder avec humilité son congédiement d’une maison d’édition et à raconter quelques anecdotes qui ne sont pas toujours à son honneur.

Au fil de son ouvrage, Leroux fait part de ses rencontres – à titre de réviseur ou de représentant d’une maison d’édition, ou encore totalement fortuites – avec de nombreux auteurs de renom, dont Victor-Lévy Beaulieu, Antonine Maillet, Gaston Miron, Jacques Poulin, Michel Tremblay, rencontres parfois fort heureuses, parfois teintées du mécontentement de ceux et celles que heurtent les corrections apportées ou les modifications suggérées en cours de révision. À ce chapitre, Leroux évoque les problèmes de reconnaissance d’une profession qui ne consiste, selon certains, qu’à corriger des fautes. D’ailleurs, écrit-il, « les éditeurs sous-estiment souvent le travail des réviseurs, parce qu’il est technique, et semble donc moins créatif, moins noble ». Et cette reconnaissance, quand elle y est, raconte-t-il, ne se reflète que rarement dans le salaire... (p. 44).

En tant que professionnel de la langue, Leroux aurait pu facilement tomber dans le purisme ou reproduire le format des ouvrages de type « ne dites pas..., dites plutôt... » qui pullulent, se répètent et se ressemblent, mais il ne s’est heureusement limité qu’à quelques pages sur les pléonasmes (p. 66-74). Les exposés purement linguistiques sont d’ailleurs plutôt rares dans ce livre. On déplore toutefois quelques idées reçues ou certains commentaires qui relèvent davantage de l’idéologie que de la langue. En faisant référence au titre du livre, par exemple, Leroux précise que garder, c’est « protéger, non contre le changement, mais contre la disparition, l’écroulement » (p. 26) parce que, écrit-il, l’« absence de normes serait le chaos; à la limite, il n’y aurait plus de langue, plus de communication, tout se dissoudrait dans la relativité » (p. 27). L’auteur va jusqu’à affirmer que les règles de la langue populaire ne peuvent pas être fixées, parce qu’elles « ne peuvent l’être par définition » (p. 140).

Malgré ces quelques réserves, Le Gardien de la norme est un livre intéressant pour quiconque veut entrer dans le quotidien du réviseur littéraire : les premiers chapitres pourraient être utiles aux étudiants qui aspirent à travailler dans les domaines de la révision, de la rédaction ou de la traduction. La suite de l’ouvrage intéressera davantage ceux et celles qui veulent connaître la personne de Jean-Pierre Leroux.

 

 

The Ropes

A Few Postediting Tips

By Barbara McClintock, Certified Translator

According to the philosophy of “if you can’t beat ’em, join ’em,” language professionals are starting to test various automatic translation software programs, also referred to as machine translation. Why use machine translation? For a translator, the main reason is to save time, but, if it is not properly revised, the output could lead to comical or even disastrous results. The pre-translation may be described as a sketch or unfinished painting. It needs an artist’s touch to finish it. The purpose of this article is to discuss some common-sense tips for postediting using MT.

Prepare your document

You first need to prepare your source document. As MT programs can usually handle only a limited number of words at a time, you may need to separate your source document into paragraphs or chunks if the paragraphs are very long. Open a draft version of your document to do this and to cut out any sensitive information in the original. Delete or change proper names if they could be compromised. You can then copy the MT version into this draft. Only use a safe MT system, not a public system. Be careful not to put confidential information in a program that may copy and store it in an undisclosed location.

Postediting stage

Once you have the machine translation output, it is time to revise or postedit it. Two screens are helpful for seeing both the French (or other source language) and the MT output. Ideally, you should type your own translation on top of the French text, rather than copying and pasting the MT version into it, mainly because of the hidden codes. It is also advisable to do this in order to distance yourself from the MT version while editing it. You can use the MT version as a terminology reference while you are translating your first draft and then do searches and replacements in your translation afterward.

Often the MT looks good on the surface, but, when you review it in depth, it may have changed meanings and terms. I have noticed that the MT may even give you the opposite meaning, and it can change species names for other species.

The following is a sample source text:

Original source: Gérer le programme qui régit la façon dont l’ensemble des activités liées à la Loi sont planifiées, conçues, mises en œuvre et évaluées, processus au terme duquel sont prises les décisions finales concernant l’application de la loi et la divulgation publique d’information.

MT: “Manage the program that governs how the range of activities related to the Act are planned, designed, implemented, and evaluated, processes, at the end of which are made the final decisions concerning the application of the act and the public disclosure of information.”

Analysis
French word order is often the reverse of English and is not necessarily corrected by MT. For example, processus au terme duquel sont prises les décisions finales is machine-translated as “processes at the end of which are made the final decisions.”

Knowing that the sample is from a job description, the translation could be edited as follows:

Postedited: Manages the program that governs how all of the activities related to the Act are planned, designed, implemented and evaluated—a process at the end of which the final decisions concerning the application of the Act and the public disclosure of information are made.

Another sample from the job description:

Original source: Planifier, concevoir, élaborer, mettre en œuvre et évaluer les stratégies, politiques, outils et autres moyens connexes, dont la formation et la sensibilisation, concernant le programme.

MT: “Planning, design, develop, implement and evaluate strategies, policies, tools and other related means, including the training and awareness, concerning the program.”

Analysis
The MT version is often too literal. We do not know what autres moyens connexes refers to, which may call for a “fudge” or a switched word order as in this case. Here you need to adapt the verbs for the style of an English job description and ensure parallelism.

Postedited: Plans, designs, develops, implements and evaluates strategies, policies and other related means and tools, including training and awareness-raising related to the program.

Words have nuances just as colours do. MT can be useful for understanding purposes or to prepare a first draft, providing a canvas which, ideally, a language professional should work with, touching it up or repainting it, where necessary.

From statistical machine translation to neural machine translation (NMT)


Google Translate was released in 2006, so we have had statistical machine translation for over 10 years. However, scientists have recently made breakthroughs with a technology referred to as neural machine translation (NMT) using artificial intelligence. The term AI was actually coined in 1956 according to a highly informative New York Times Magazine article entitled “The Great AI Awakening, How Google Used Artificial Intelligence to Transform Google Translate, One of Its More Popular Services — and How Machine Learning Is Poised to Reinvent Computing Itself.”1

Machine translation research has necessarily raised questions about the nature of translation. Scientists initially thought that they could collect the data, run some tests and voilà. Well, it did not quite work out that way. Humans have to think to translate. NMT tries to mimic the human brain. AI research is now being conducted into how to design machines to learn other applications than translation (deep learning).

. “The Great AI Awakening” by Gideon Lewis-Kraus, The NY Times Magazine,

This article solely reflects the author’s opinions.

Nouveautés

Par Isabelle Veilleux, traductrice agréée

LINGUISTIQUE / LINGUISTICS
TRADUCTOLOGIE / TRADUCTOLOGY
POÉSIE / POETRY
PRATIQUE DE LA TRADUCTION / TRANSLATION PRACTICE
DROIT / LAW
DICTIONNAIRE / DICTIONARY
RÉDACTION / WRITING
LANGUE FRANÇAISE / FRENCH LANGUAGE

LINGUISTIQUE / LINGUITICS

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Roberts, Ian. The Wonders of Language or How to Make Noises to Influence People, Cambridge University Press, 180 pages, February 2017, ISBN: 978‑1316604410

Ian Roberts offers a stimulating introduction to our greatest gift as a species: our capacity for articulate language. We are mostly as blissfully unaware of the intricacies of the structure of language as fish are of the water they swim in. We live in a mental ocean of nouns, verbs, quantifiers, morphemes, vowels and other rich, strange and deeply fascinating linguistic objects. This book introduces the reader to this amazing world. Offering a thought-provoking and accessible introduction to the main discoveries and theories about language, the book is aimed at general readers and undergraduates who are curious about linguistics and language. Written in a lively and direct style, technical terms are carefully introduced and explained and the book includes a full glossary. The book covers all the central areas of linguistics, including phonetics, phonology, morphology, syntax, semantics and pragmatics, as well as historical linguistics, sociolinguistics and psycholinguistics.

 

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Yule, George. The Study of Language, University of Hawaii, 368 pages, October 2016, ISBN: 978-1316606759

This best-selling textbook provides an engaging and user-friendly introduction to the
study of language. Assuming no prior knowledge of the subject, Yule presents information in short, bite-sized sections, introducing the major concepts in language study – from how children learn language to why men and women speak differently – through all the key elements of language. This fourth edition has been revised and updated with twenty new sections, covering new accounts of language origins, the key properties of language, text messaging, kinship terms, and more than twenty new word etymologies. To increase student engagement with the text, Yule has also included more than fifty new tasks, including thirty involving data analysis, enabling students to apply what they have learned. The online study guide offers students further resources when working on the tasks, while encouraging lively and proactive learning. This is the most fundamental and easy-to-use introduction to the study of language.

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Polguère, Alain. Lexicographie et sémantique lexicale, 3e ed., PUM, 394 pages, décembre 2016, ISBN : 978‑276036576

Qu’est-ce qu’un mot? Comment décrire le sens lexical? De quelle façon les mots se combinent-ils dans la phrase en imposant à la grammaire leurs caprices de comportement? Pour répondre à ces questions, et à bien d’autres, cet ouvrage expose en un système cohérent les notions fondamentales de la lexicologie, une branche de la linguistique qui trouve notamment ses applications en lexicographie, en traduction et en enseignement de la langue. De nombreux exemples tirés du français ou empruntés à d’autres langues complètent le système notionnel proposé en illustrant efficacement les méthodes d’analyse linguistique. En outre, chaque chapitre s’accompagne de suggestions de lectures commentées et d’une série d’exercices dont les corrigés détaillés sont regroupés en fin d’ouvrage. Cette troisième édition tient compte des acquis récents de la recherche en lexicologie et est étayée par les nombreuses suggestions d’enseignants et étudiants qui ont fait un usage assidu du manuel depuis sa première parution, en 2003.

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Arrighi, Laurence et Annette Boudreau. Langue et légitimation : la construction discursive du locuteur francophone, Presses de l’Université Laval, 246 pages, décembre 2016, ISBN : 978‑2763731742

Les discours tenus sur les locuteurs d’une langue sont révélateurs d’enjeux politiques et sociaux qui dépassent largement la sphère linguistique. Ce livre examine tant les discours institutionnels et scientifiques que les discours ordinaires tenus sur le locuteur francophone et montre comment ils contribuent à le construire. Les interrogations suivantes sont au cœur de l’ouvrage : Le terme « francophone » est-il lié à une identité quelconque? Quels genres de discours les locuteurs francophones tiennent-ils sur leurs pratiques linguistiques et celles des autres? Quels sont les rapports de pouvoir qui s’exercent entre francophones de différents espaces et comment se manifestent-ils? Même si tous les francophones vivant dans les milieux périphériques n’ont pas été colonisés au sens propre, leur imaginaire n’a-t-il pas été façonné dans un rapport de type colonial? 

Les auteurs des textes réunis ici proposent un éclairage inédit sur les rôles joués par les institutions, les discours et les idéologies dans la construction de ce que d’aucuns appellent « un francophone ».

TRADUCTOLOGIE / TRADUCTOLOGY

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Robinson, Douglas. Critical Translation Studies, Routledge, 232 pages, March 2017, ISBN:  978‑1138229839

This book offers an introduction for Translation Studies (TS) scholars to Critical Translation Studies (CTS), a cultural-studies approach to the study of translation, spearheaded by Sakai Naoki and Lydia H. Liu, with an implicit focus on translation as a social practice shaped by power relations in society. The central claim in CTS is that translators help condition what TS scholars take to be the primal scene of translation: two languages, two language communities, with the translator as mediator. According to Sakai, intralingual translation is primal: we are all foreigners to each other, making every address to another "heterolingual," thus a form of translation; and it is the order that these acts of translation bring to communication that begins to generate the "two separate languages" scenario. CTS is dedicated to the historicization of the social relations that create that scenario.

In three sets of "Critical Theses on Translation," the book outlines and explains (and partly critiques) the CTS approach; in five interspersed chapters, the book delves more deeply into CTS, with an eye to making it do work that will be useful to TS scholars.

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Garzone, Giuliana Elena, Dermot Heaney, Giorgia Riboni. Language for Specific Purposes, Cambridge Scholars Publishing, 470 pages, November 2016, ISBN: 978-1-4438-9932-1

This volume brings together work by both well-known scholars and emerging researchers in the various areas of Language for Specific Purposes (LSP), such as political, legal, medical, and business discourse. The volume is divided into three parts in order to align rather than separate three different but related aspects of LSP: namely, translation, linguistic research, and domain-specific communication on the Web. Underlying all the contributions here is the growing awareness of the ever-increasing multiformity of specialized communication and the ever-wider social implications of the communicative situations in which it is embedded, especially where it involves the need to move across languages, cultures and modes, as in translation and interpreting. The contributions consistently bear witness to the need to review received notions, pose new questions, and explore fresh perspectives. The picture that emerges is one of extreme complexity, in which researchers into specifically linguistic aspects of LSPs and their translation across languages and media declare their awareness of the pressing need to come to terms with a wide range of social, pragmatic, intercultural and political factors, above and beyond socio-technical knowledge of the domains under investigation.

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Feinauer, Ilse, Kobus Marais. Translation Studies Beyond the Postcolony, Cambridge Scholars Publishing, 390 pages, January 2017, ISBN: 978-1443899796

This edited volume explores the role of (postcolonial) translation studies in addressing issues of the postcolony. It investigates the retention of the notion of postcolonial translation studies and whether one could reconsider or adapt the assumptions and methodologies of postcolonial translation studies to a new understanding of the postcolony to question the impact of postcolonial translation studies in Africa to address pertinent issues. The book also places the postcolony in historical perspective, and takes a critical look at the failures of postcolonial approaches to translation studies.

The book brings together 12 chapters, which are divided into three sections: namely, Africa, the Global South, and the Global North. As such, the volume is able to consider the postcolony (and even conceptualizations beyond the postcolony) in a variety of settings worldwide.

POÉSIE / POETRY

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Underhill, James W. Voice and Versification in Translating Poems, Les presses de l’Université d’Ottawa, 350 pages, December 2016, ISBN: 9780776622774

Great poets like Shelley and Goethe have made the claim that translating poems is impossible. And yet not only are poems translated, but the metrical systems of English, French, Italian, German, Russian and Czech have been shaped by the translation of poems. Our poetic traditions are inspired by translations of Homer, Dante, Goethe and Baudelaire. How can we explain this paradox? Underhill responds by offering an informed account of meter, rhythm, rhyme, and versification. But more than that, the author stresses that what is important in the poem-and what must be preserved in the translated poem-is the voice that emerges in the versification. The book draws on the author's translation experience from French, Czech and German

The extensive glossary at the end of the book will prove useful for both students and teachers alike. And the detailed case studies on translating poems by Baudelaire and Emily Dickinson allow the author to categorize and appraise the various poetic and aesthetic strategies and theories that are brought to bear in translating Baudelaire into English, and Dickinson into French.

PRATIQUE DE LA TRADUCTION / TRANSLATION PRACTICE

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Senécal, André. Le Bruissement des matins clairs, Propos d’un traducteur, Les Belles Lettres, 160 pages, mai 2016, ISBN : 978-2251700069

Le Bruissement des matins clairs révèle les arcanes de la traduction par le prisme de l’expérience d’un de ses praticiens les plus fervents. Confidences personnelles et considérations professionnelles se chevauchent pour offrir une vision élargie d’une occupation qui compte parmi les plus nobles mais les plus exigeantes qui soient. Émaillé d’anecdotes plaisantes et d’exemples pertinents, l’ouvrage révèle en toile de fond toute la passion de l’auteur pour son métier. Les langagiers autant que le grand public trouveront à coup sûr leur compte dans cet ouvrage accessible qui vise à mieux faire comprendre cette profession fascinante à plus d’un titre.

Beaucoup de chercheurs se penchent sur la théorie de l’acte traductionnel, mais il existe peu de sociographies sur les réalités quotidiennes du travail du traducteur. Comment ce professionnel vit-il sa condition de communicateur diaphane au sein de la cité? Quel est son rapport avec la langue et la littérature? De quel bagage cognitif doit-il disposer pour dépasser le simple transcodage et fournir des traductions aussi naturelles que le texte original?

Le Bruissement des matins clairs. Propos d’un traducteur dévoile le quotidien d’un traducteur professionnel qui témoigne humblement des joies et des peines, mais surtout des défis que représente la communication interlinguistique.

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Lavallée, François. Le traducteur encore plus averti, Linguatech, 312 pages, novembre 2016, ISBN : 978-2-920342-72-9

Les traducteurs canadiens sont souvent empêtrés dans des interdits dogmatiques qui les paralysent, et manquent d’oxygène pour donner à leurs textes toute la liberté, l’éclat et le naturel qu’ils méritent, et auxquels les auteurs et les lecteurs ont droit. C’est souvent aussi, paradoxalement, une certaine méconnaissance de la langue d’arrivée — leur propre langue maternelle — qui les handicape, encore une fois en raison d’une formation axée plus sur les mises en garde que sur l’exploration des merveilleuses possibilités de cette langue.

 DROIT / LAW

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Centre P.-A. Crépeau de droit privé et comparé. Dictionnaire de droit privé et lexiques bilingues – Les familles, 2e édition, Éditions Yvon Blais, 216 pages, décembre 2016, ISBN : 978-2897302979

Depuis deux décennies, les rédacteurs législatifs, juges, notaires, avocats, auteurs de doctrine et, bien sûr, les familles elles-mêmes ont pris des mesures — ou ont choisi de ne pas le faire — qui ont redéfini les frontières normatives de la vie familiale au Québec. Quel est l’impact de ces transformations sur le vocabulaire juridique?

Les transformations les plus significatives du point de vue du lexicographe sont certainement celles qui ont été adoptées par le législateur québécois en 2002 dans la Loi instituant l’union civile et établissant de nouvelles règles de filiation. L’adoption, par le législateur québécois, du nouveau Code de procédure civile a, de son côté, transformé de nombreux éléments du « droit procédural » entourant les matières familiales. D’autres modifications résultent des efforts du législateur pour améliorer la version anglaise du Code civil du Québec, et même, parfois, en ajustant le texte français, reconnaissant ainsi la richesse et l’autorité des deux expressions du droit civil québécois.

Les auteurs de la deuxième édition de ce lexique cristallisent les termes actuels relatifs au droit privé de la famille québécois. Le dictionnaire se présente dorénavant en deux tomes distincts : l’un en français et l’autre en anglais.

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Tellier-Marcil, Arnaud. La rédaction en droit des affaires, Éditions Yvon Blais, 258 pages, janvier 2017, ISBN : 978-2897302528

Le présent ouvrage répond à un besoin criant en droit des affaires, domaine où les questions d'ordre rédactionnel sont trop souvent laissées dans l'ombre. L'auteur traite ces questions en profondeur, notamment en mettant le lecteur en garde contre des erreurs fréquentes et contre des tournures à la mode qu'on gagne à éviter et en suggérant des solutions à des problèmes précis. Il cherche à inculquer aux rédacteurs un mode de raisonnement jurilinguistique qui leur permettra de surmonter les nombreuses difficultés avec lesquelles ils doivent composer.

L'ouvrage est conçu en deux parties. La première est constituée d'une description de la démarche proposée et d'une analyse des principaux enjeux. La deuxième, qui s'appuie sur les principes se dégageant de la première, présente différentes recommandations pratiques qui répondent à des problèmes concrets auxquels les rédacteurs sont confrontés quotidiennement.

DICTIONNAIRE / DICTIONARY

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Auteurs divers. Dictionnaire Ricci chinois-français, Les Belles Lettres, 2072 pages, novembre 2016, ISBN : 978-2-251-44648-6

Plus de dix ans après son aîné publié en 2002, soit le Grand dictionnaire Ricci de la langue chinoise, communément appelé le Grand Ricci, et largement issu de ce dernier, le Dictionnaire Ricci chinois-français est co-publié par The Commercial Press et l'Association Ricci pour le grand dictionnaire de la langue chinoise.

RÉDACTION / WRITING

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Panneton, Luc. Marcher entre les mots, Linguatech, 98 pages, novembre 2016, ISBN :  978-2920342699

La rédaction stratégique en communications publiques suit un parcours complexe. Elle touche les principaux secteurs de la communication commerciale : la publicité, les relations publiques et la promotion. Chaque secteur commande une écriture sur mesure : la publicité séduit, les relations publiques influencent et la promotion vend. Ce livre s'intéresse à l'étape de réflexion précédant la rédaction. La difficulté ne résidant pas dans la rédaction, mais dans la réflexion qui la précède. Les rédacteurs et rédactrices marchent dans un corridor stratégique entre les mots.

 LANGUE FRANÇAISE / FRENCH LANGUAGE

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Edwards, Michael. Dialogues singuliers sur la langue française, PUF, 216 pages, octobre 2016, ISBN : 978-2-13-073307-2

Renouant avec le genre littéraire et philosophique du dialogue, Michael Edwards, premier académicien français de nationalité britannique, invite son lecteur à un face-à-face intime sur notre langue, son histoire et son possible avenir. Au cours d’un voyage de Cambridge à Paris, la conscience anglaise de l’auteur, « me », se voit sans cesse interrompue dans ses méditations par sa voix française, « moi » : les confidences que se livrent l’une à l’autre les deux identités de Michael Edwards sont l’occasion d’éclairer la langue française sous des angles inédits et de comprendre ses rapports à l’anglais devenu langue mondialisée.

 

 


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