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The Ropes 

The 10-Step Translator’s Checklist

OTTIAQ past president Bruce Knowlden developed this checklist, which has been adapted with Circuit readers in mind.

by Barbara McClintock, Certified Translator, and Bruce Knowlden, Certified Translator (Nova Scotia)
  1. Check task instructions and references.
  2. Read source text
    1. At least skim it if it is long
    2. For an overall understanding of the text
    3. It's worth the time
  3. Search key phrases in
    1. Translation memory
    2. Google
  4. Do terminology research (beforehand and as you go along).
    1. First try TERMIUM, then dictionaries, Tradooit and Linguee.
    2. For complex translations, you might want to draw up a terminology list or style sheet to ensure consistency (bilingual vocabulary list, official titles, turns of phrase, etc.).
  5. Translate
    1. Adapt your approach to the type of text.
    2. Concentrate on writing the message in English, rather than translating the French.
    3. Rely on your intuition: if something doesn’t “feel” right, double-check it.
    4. Use reference works freely: collocation dictionaries for collocations and prepositions, thesauruses, dictionaries, to find the correct word and usage guides.
    5. Check syntax in Google. Do other people say it this way?
    6. Agree with your reviser on what dictionary to use for spelling variations (e.g. co-operation/cooperation, database/data base).
    7. Keep a running list of your reviser’s preferences (e.g. Anglophone/English-speaking).
    8. Keep a running list of jargon and buzzwords (e.g. results/outcomes).
  6. Do a spell-check and quickly reread your translation to make sure it reads smoothly and you have not forgotten to translate something.
  7. Do a comparative rereading on paper with a ruler to follow the French line by line.
  8. Make any changes and print a clean copy of the translation. (Check to see that you made all the changes if you have time.)
  9. Reread your translation only to make sure it sounds like English. Can you replace an “of” phrase with a possessive (the office of the minister/the minister’s office)? Can you replace a noun with a verb (filled out an application/applied)?
  10. Do a final proofreading or send your translation to a reviser or a proofreader.

N.B. The opinions expressed in this article are solely those of the author.

À grands pas vers une gouvernance optimale

Par Johanne Boucher, traductrice agréée

Historique

Le 28 novembre 2012, le Conseil d’administration (CA) confiait au Comité de gouvernance et d’éthique (CGE) le mandat de revoir la structure de gestion et de gouvernance de l’Ordre afin d’en optimiser le fonctionnement et d’assurer la relève. Les membres du CGE1 ont donc étudié attentivement l’organisation en place et le rôle des instances et envisagé la rétribution des administrateurs.

Après l’analyse de différents enjeux, le CGE s’est penché sur deux volets de la gouvernance, soit ses mécanismes et les postes d’administrateurs, puis a rédigé des recommandations à l’intention du CA. Le 15 février 2014, à l’occasion d’une réunion extraordinaire du CA, le CGE a soumis à ce dernier les recommandations suivantes :

  1. faire passer le nombre total d’administrateurs nommés par l’Office des professions du Québec (OPQ) et d’administrateurs élus par les membres de 17 à 11, limiter le nombre de mandats consécutifs des élus et verser des allocations de présence aux administrateurs;
  2. abolir le Comité exécutif (CE) par suite de la réduction du nombre d’administrateurs;
  3. abolir le Comité des finances et le poste de trésorier et les remplacer par un Comité d’audit relevant du CA;
  4. créer le Comité des ressources humaines relevant du CA;
  5. créer le Comité d’appel pour entendre les appels des décisions du Comité de l’agrément, dorénavant décisionnel;
  6. créer le poste de président-directeur général (pour remplacer celui de directeur général) et mieux répartir les tâches entre ce poste et celui de président du CA.

La mise en œuvre est presque terminée

Les recommandations du CGE ont été adoptées par le CA, et la mise en œuvre des changements, qui a été confiée à la direction générale, s’est amorcée en mars 2014. Depuis ce temps, les règlements régissant les élections et ceux qui prévoyaient l’intervention du Comité exécutif ont été modifiés de manière à rendre possible la restructuration. Au printemps 2015, le nombre d’administrateurs a été réduit une première fois, et la dernière réduction, afin d’arriver au nombre visé de 11 administrateurs, aura lieu au moment des élections 2016. À compter de juin 2016, le Conseil d’administration et son président élu exerceront ensemble les fonctions que leur confie le Code des professions puisque le Comité exécutif n’existera plus.

En outre, les nouveaux comités relevant du CA ont tous été créés et pourvus.

Enfin, sur le plan de l’administration proprement dite de l’Ordre, la direction générale verra ses fonctions élargies et le (ou la) titulaire de ce poste aura désormais le titre de président-directeur général (PDG) ou son équivalent féminin. Ce poste sera donc occupé par un employé permanent à temps plein. Comme cette personne doit être un membre de l’Ordre, tous les membres ont reçu, le 2 février dernier, l’annonce du recrutement par courriel et celle-ci a également été reprise dans L’antenne express du 8 février.

Ensemble, les membres du CGE qui ont recommandé l’élargissement des attributions de la direction générale, ceux du Comité des ressources humaines, qui ont la tâche de faire la sélection et de recommander l’embauche d’un candidat au CA, et les membres du CA eux-mêmes sont confiants de trouver parmi nos membres un gestionnaire chevronné, prêt à relever de nouveaux défis. La sélection devrait se terminer à temps pour que le CA désigne le titulaire du poste de PDG à sa réunion ordinaire de mai 2016.

À compter de juin 2016, la restructuration des instances de l’Ordre sera achevée, et la structure optimale souhaitée par l’Ordre dans sa planification stratégique 2014-2017 sera entièrement en place.

L’Ordre se sera ainsi donné les moyens de mieux gouverner pour mieux influencer.

« Canadian French » et sous-titrage des séries télévisées américaines

Si vous êtes amateur de séries télévisées américaines et que vous les regardez en version sous-titrée sur DVD, ne serait-ce que pour voir les choix faits par d’autres traducteurs, vous aurez peut-être remarqué la coexistence de deux appellations, soit « French » et « Canadian French ».

Par Valérie Florentin

L’appellation « Canadian French » mérite d’être étudiée pour savoir, d’une part, si ces deux sous-titrages sont vraiment différents l’un de l’autre et, d’autre part, si le sous-titrage « Canadian French » respecte la norme constatée dans des programmes télévisés comparables écrits pour un public canadien francophone, tout en gardant à l’esprit que le français du Canada n’est probablement pas plus uniforme que ne l’est le français de France. Le présent article s’intéresse donc à des séries américaines sous-titrées en « French » et en « Canadian French » (à savoir Bones, Burn Notice [Agent libre] et White Collar [FBI : Flic et escroc]) et à deux séries québécoises (19-2 et Unité 9).

Comparaison des deux traductions

Sur le plan de la syntaxe, de manière anecdotique, la ponctuation est différente : s’il y a une espace avant les signes de ponctuation double, vous êtes en présence d’une version « French », une situation qui s’explique par le respect de normes différentes. C’est d’ailleurs parfois la seule ponctuation qui permet de distinguer deux versions qui seraient, sans cela, en grande partie identiques. Deux autres tendances ont été perçues dans la version canadienne, soit l’évitement du « ne » explétif et de l’inversion verbe-sujet dans les phrases interrogatives.

Pour ce qui est du lexique, certaines formulations neutres de la version française ont été modifiées, dans la version canadienne, au profit de synonymes tout aussi courants tandis que certains francismes sont présents dans les deux versions (dont « flic », « parking », « week-end » et l’usage surprenant de la marque Coca plutôt que Coke). Cette constatation peut s’expliquer en partie par la méthodologie retenue. En effet, Bones et White Collar sont traduites d’un côté de l’Atlantique puis révisées de l’autre, sans qu’il soit possible de savoir quel est le premier sous-titrage réalisé. La série Burn Notice, retraduite au complet et non simplement révisée, peut quant à elle se targuer d’un plus grand nombre de canadianismes. Cet élément permet de croire qu’il n’y a pas de volonté des traducteurs canadiens de fournir une version internationale de leurs sous-titres afin d’espérer la vendre sur d’autres marchés, une situation, par ailleurs, rarissime (de manière générale, la version française est distribuée dans toute la francophonie).

Comme la plupart des mots absents d’un corpus semblent l’être pour des raisons personnelles (c’est-à-dire qu’un traducteur préférera une expression à une autre, sans qu’il y ait de nuance de sens ou de changement de registre entre les deux) et non linguistiques, il devient impossible d’établir un pourcentage de divergences lexicales entre les deux variétés. Toutefois, celui-ci semble minime et, de plus, il ne semble pas croître lorsque le niveau de langue diminue. Par ailleurs, cela ne met pas à mal la théorie selon laquelle les divergences entre deux variétés de langue se multiplient lorsque le niveau de langue diminue. Ici, ce pourrait plutôt être l’influence de la norme écrite qui retiendrait la plume du traducteur.

Le traitement des références culturelles est également révélateur. Vu la proximité géographique entre les États-Unis et le Canada, les références devraient être majoritairement conservées puisque le public n’a pas besoin d’explications. Cela se vérifie pour les chaînes télévisées (PBS, Cinemax) et différents faits culturels (des chaussures pointure 12, les nouvelles diffusées à 18 h, des notes scolaires de B ou C). À l’extrême, une référence a été traduite de manière littérale : D.C. Metro est devenue la Métro de D.C. plutôt que de recourir à une généralisation plus naturelle, comme le fait la traduction française : la police de Washington. Par contre, il est étonnant que le sous-titrage français conserve les mêmes traductions, alors que les faits culturels énoncés précédemment ne sont pas idiomatiques pour un public hexagonal (pour lequel la pointure des chaussures est du 46, les informations sont diffusées à 20 h et les notes seraient comprises entre 10 et 12 sur 20). Il est dommage de ne pas pouvoir savoir comment les traducteurs justifient leurs choix : est-ce un signe de la généralisation de la culture américaine? est-ce un oubli? est-ce imputable à la méthode de travail (dans le cas où la version française s’inspirerait de la version canadienne)?

Comparaison de la traduction canadienne et de séries québécoises

Dans un deuxième temps, il est pertinent de se demander si la traduction canadienne, aussi proche soit-elle de la traduction française, respecte tout de même les usages observés dans des séries télévisées québécoises d’un genre équivalent.

En ce qui a trait à la syntaxe, la seule différence est l’absence des « tu » interrogatifs (« Tu peux-tu venir? », par exemple) qui se fait sentir en traduction, alors que la formulation est fréquente dans les dialogues originaux des séries télévisées. Quant au lexique, force est de constater que les divergences sont nombreuses : les sous-titres contiennent beaucoup moins de termes familiers, y compris deux fois moins d’anglicismes et trois fois moins de mots étiquetés (dans Le Petit Robert ou dans le Multidictionnaire de la langue française) comme des québécismes (dont « chum » et « blonde » qui, d’usage courant dans la langue parlée, n’apparaissent que sporadiquement… et uniquement dans Burn Notice). Ces deux constatations — jumelées à la présence indéniable d’une censure à l’égard des mots injurieux, péjoratifs et vulgaires — nous portent à croire que le « Canadian French » des traductions n’a pas grand-chose en commun avec la langue parlée naturellement dans les séries télévisées québécoises. Ce phénomène pourrait toutefois se justifier en partie par le fait que les traducteurs respectent la norme écrite, plus policée, mais cette standardisation de la langue d’arrivée mène à une perte d’oralité.

En conclusion, force est de constater que les deux traductions sont très similaires, que les divergences lexicales constatées sont principalement des choix personnels (donc des termes courants des deux côtés de l’Atlantique à en croire les dictionnaires) et que l’appellation « Canadian French » représente non seulement des choses bien différentes selon les séries étudiées, mais aussi qu’elle n’est pas fidèle aux usages constatés dans des contextes similaires. Il reste donc du chemin à faire avant qu’elle devienne une norme de qualité, à l’instar de l’appellation « Doublé au Québec ».

Référence

Beaudoin‑Bégin, Anne‑Marie, 2015. La langue rapaillée : Combattre l’insécurité linguistique des Québécois. Montréal : Éditions Somme Toute.

Valérie Florentin est professeure de traduction à l’Université de Hearst et traductrice autonome. Depuis 2010, elle s’intéresse à la traduction audiovisuelle, et plus particulièrement au sous-titrage. Ses recherches portent sur les conditions de travail et sur la formation des traducteurs, sur les variétés de français observées dans les sous-titres et sur les applications pédagogiques du sous-titrage.

valerie florentin

Défis et contraintes du doublage

Le doublage, c’est l’art de créer l’illusion que les acteurs parlent la même langue que le spectateur, et d’amener le spectateur à croire en la réalité du film autant que s’il le regardait dans sa version originale. Pour ce faire, le traducteur doit tenir compte non seulement du contenu des dialogues, qu’on peut appeler synchronisme sémantique, mais aussi des mouvements de lèvres, le synchronisme labial, comme l’explique Robert Paquin. Avec plus de trente ans d’expérience en tant qu’adaptateur au cinéma et à la télévision, Robert Paquin connaît son métier en long et en large. Également sous-titreur, traducteur de romans et de pièces de théâtre, poète et écrivain accompli, Paquin s’est entretenu avec Circuit pour parler des contraintes du doublage et du recours au « français international » dans le doublage au Québec.

Propos recueillis par Quentin Poupon


Circuit
 : Comment en êtes-vous arrivé au doublage?

Robert Paquin : Mon intention était de devenir professeur de littérature anglaise dans une université du Québec, avec l’idée d’être écrivain dans mes temps libres. J’ai obtenu mon doctorat à l’université de Londres dans le but de pouvoir enseigner au Québec. Le problème était que l’on n’embauchait plus de professeurs à temps plein dans les universités; j’ai donc eu seulement des postes de chargé de cours. En parallèle, j’ai commencé à faire de la traduction commerciale à la Baie James, dans une société de construction de barrages. Je travaillais avec des Cris (peuple autochtone de la Baie James, NDLR) ainsi qu’avec des représentants d’Hydro-Québec, et mon travail était de traduire les résumés des études d’ingénierie, de biologie ou de sociologie, soit vers l’anglais, soit vers le français. Un jour, un de mes amis, Raymond Chamberlain (lauréat du prix du Conseil des Arts en Traduction, 1982, NDLR), m’a dit : « Tu pourrais faire de la traduction littéraire. » Trouvant cette idée intéressante, j’ai commencé à traduire des essais, de la poésie, du théâtre et des romans. En 1984, Raymond louait un appartement à Montréal dont le propriétaire était le directeur de la maison de doublage CinéGroupe. Ils avaient obtenu un contrat avec Télé-Québec pour faire la version française d’une série de dix documentaires. Pour ce faire, ils avaient embauché un traducteur anglophone sans aucune formation. En voyant les textes traduits, Télé-Québec refusa de les enregistrer en raison de leur piètre qualité et demanda si quelqu’un pouvait les réviser. Raymond cita mon nom, et c’est ainsi que je suis entré dans le monde du doublage.

Circuit : Quelles sont les contraintes du doublage (surimpression vocale, synchronisme…)?

Robert Paquin : L’ennui avec la surimpression vocale (on entend la personne interviewée dans sa langue natale ainsi qu’une seconde voix de manière superposée, traduisant les propos tenus, NDLR), c’est qu’on veut faire croire au spectateur que c’est de la traduction simultanée. Pour qu’il ait cette impression, on laisse la personne interviewée parler en anglais, par exemple, puis on baisse le son de sa voix afin de superposer la voix française d’un comédien qui lit le texte traduit, en studio. On va également privilégier l’utilisation des correspondances anglais-français dont la construction est similaire (ex. : independence = indépendance); c’est une preuve d’authenticité du processus de traduction. En revanche, lorsqu’une personne non anglophone parle en anglais durant une interview et fait des phrases agrammaticales, on ne traduit pas ses fautes, on les corrige. On s’arrange pour que la personne soit mise en valeur, car elle s’exprime dans une langue seconde, elle n’a pas forcément eu le temps d’écrire son texte et de l’apprendre par cœur.

Un autre type de contrainte concerne le synchronisme phonétique. On doit suivre les consonnes bilabiales (lorsque les deux lèvres se touchent, NDLR), qui sont M, B et P. Comme on voit l’acteur fermer la bouche, on doit trouver un mot français qui fait de même. Une fois encore, le but est de donner l’illusion au spectateur que le personnage parle dans la même langue que lui. On veut lui faire oublier qu’il ne fait pas partie de l’action et qu’il est assis dans une salle de cinéma, pour qu’il croie à ce qu’il voit. C’est pour cela qu’il est très important de respecter le synchronisme phonétique durant les premières minutes d’un film, car si le spectateur voit un comédien parler à l’écran, mais qu’il n’entend pas de son (ou inversement), son immersion ainsi que sa perception du film seront altérées. Pour rendre la tâche plus facile, on a la possibilité de jouer avec la mise en scène. Par exemple, si un personnage parle en étant dos à la caméra, on peut lui faire dire ce que l’on veut, car ses lèvres ne sont pas visibles. Ce qui se passe à l’écran nous guide dans notre traduction.

Circuit : Tenez-vous compte du marché québécois dans votre traduction pour le doublage?

Robert Paquin : Le doublage est fait en français international. On ne peut pas introduire de l’argot français ou québécois dans nos traductions, car le public réagirait mal. Par exemple, si l’on regarde un western et qu’un personnage braque une banque, lui faire dire « Tabarnak, t’ferais mieux d’payer ! » rendrait la scène ridicule. C’est pour cela que l’on est contraint d’employer le français international, c’est une langue soutenue, comprise par tous. Ainsi, une sorte de convention tacite s’établit entre le public et le cinéaste. Reprenons l’exemple du western. Le spectateur peut admettre que les personnages parlent français, même s’ils ont des prénoms à sonorité anglaise et que leurs péripéties se déroulent aux États-Unis, car cela ne brise pas son illusion d’être au cœur de l’action. Intégrer aux dialogues des termes propres au dialecte québécois ou français rendrait l’immersion impossible : le spectateur réaliserait alors qu’il ne fait pas partie de l’intrigue et qu’il est simplement en train de regarder un film avec une adaptation et un doublage de mauvaise qualité. Le défi du cinéaste est d’endormir le spectateur sans qu’il puisse se réveiller, pour le faire entrer dans son rêve.

Circuit : Un film étranger doublé en français au Québec peut-il être projeté en France, et inversement ?

Robert Paquin : Il faut savoir qu’il existe en France un règlement stipulant qu’un film étranger peut être projeté en salle avec un doublage français, uniquement si ce dernier a été produit dans la francophonie européenne (soit la France, la Belgique et la Suisse). Au Québec, pour qu’un film étranger soit projeté plus de trois semaines à l’écran, une version française doit être créée. Cependant, cette règle ne donne aucun impératif concernant la provenance du doublage ou du sous-titrage : le film peut être doublé dans n’importe quel pays francophone, ce qui facilite grandement sa distribution.

Circuit : Pourquoi, selon vous, la version française internationale est-elle nécessaire ou désirée par le public?

Robert Paquin : Il faut que les gens puissent comprendre les dialogues. Dans une adaptation française, pour désigner les services ambulancier, on parle du « SAMU » (Service d’Aide Médicale Urgente), qui est un acronyme local, alors qu’au Québec, on va préférer employer le terme « ambulance » qui se veut plus général. Le but du français international est de captiver un public francophone au-delà de la France.

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Originaire de la France, Quentin Poupon (poupon.quentin@gmail.com) a quitté son pays natal pour approfondir sa connaissance de l’anglais à l’ELS Language Center de Chicago avant de commencer son BA Spécialisation en traduction, programme coop, à l’Université Concordia de Montréal. En tant que cinéphile et amoureux des langues, il a choisi la voie de la traduction pour se spécialiser dans l’audiovisuel afin d’allier ses deux passions. LinkedIn: https://www.linkedin.com/in/quentin-poupon-069425114

quentin poupon

More than Words: Interlingual Subtitling in a Bilingual Country – Translating and Subtitling Corporate Videos

Nowadays, more and more companies and organizations use video as part of their marketing strategy. However, if you’re based in a bilingual country, making these videos accessible in both national languages can be challenging. That is where audiovisual translation comes into play. By the way, the bilingual country referred to in this article is not Canada but Belgium!

By Susanne Verberk

Subtitling as a form of audiovisual translation

Companies that use video in their corporate communications will find that there are several ways of making video content available in multiple languages. One option is to have separate language versions, where, for instance, a voice-over is recorded in many different languages. In this article, however, we will focus on the translation of corporate web videos by means of subtitling.

The best known form of subtitling is interlingual subtitling, in which the subtitles render a concise translation of what a speaker is saying in another language. Sometimes, this can even include two languages at once (bilingual subtitling). For example, if you were to watch a movie spoken in English in a Belgian cinema, you would find that the upper row of each subtitle shows the French translation, while the lower row has the Dutch translation, thus making sure both official languages are covered.

In web videos, bilingual subtitles can be used as well, but most of our clients prefer to have “monolingual” subtitles. This does not necessarily mean that there is only one spoken language in the video, since it is perfectly possible that a French speaker (who is subtitled in Dutch in our case) is alternated by a Dutch speaker (who in turn is subtitled in French).

Case study: The Belgian Foundation against Cancer

The Belgian Foundation against Cancer is a national organization whose main aim is to finance scientific research, but they also offer support to cancer patients and their families and they try to raise awareness about the disease. They have a website in both national languages (Dutch and French on which they regularly publish short videos. Apart from that, they also have a YouTube channel. In fact, an English introductory film can be found there as well: 3 minutes to discover the Belgian Foundation against Cancer. Even though this particular film has an English voice-over, the Foundation usually has their videos subtitled, and this is where our services are called upon.

In general, the videos are more or less three minutes long and they usually consist of short interviews with one or two speakers. If the interviewee speaks French, he or she is subtitled in Dutch and vice versa. The on-screen texts are in both national languages. This applies to the name of the Foundation and their web address and also to the questions that are asked – the videos don’t have a visible interviewer since the questions are presented on-screen.

The subjects covered reflect the main goals of the Foundation. This means that we can get interviews with medical specialists on cancer research, but also patient testimonials and information on how to prevent the disease. All videos are meant for the general public, so attention is paid to make sure the content isn’t too complex for a layperson – this is especially the case for videos on scientific research.

Translating and subtitling web videos

Subtitling is in itself a challenging form of translation because there are several technical restrictions the subtitler must take into account. First of all, people speak faster than they can read. As a subtitle is a written version of a spoken text, this means you have to shorten the text in order to allow the viewer enough time to actually read the translation. Second, there is only a limited number of characters per subtitle line, so we have to make sure that our translation fits in the two lines. That is why a subtitle doesn’t always contain everything that is said.

However, we still need to convey the interviewee’s message without omitting vital information or over-simplifying, and this can be tricky, especially when subtitling medical specialists. Now, as a general rule, subtitles should be understandable by people who have had a high school education. But a doctor will still use different words from a patient when talking about the same disease, so this should be reflected in the subtitles as well.

In general, when translating medical specialists, we will of course mention specialized terms, but we try and limit it to one term per subtitle and the terms have to be explained. Fortunately, this is taken into account during the interviews as well, so the specialists will try and explain what they do and how they do it in a way that the general public will understand. The picture below shows a screenshot taken from an interview with a French-speaking professor who is talking about mesothelioma and tumour resistance.

more than words1

This particular subtitle says: “A mesothelioma is a tumour of the pleura.” As you can see, the subtitle has one specialized term (“mesothelioom,” meaning mesothelioma – the Dutch word for “pleura” not being too specialized).

In the next sentence, the word “pleura” is explained:

more than words2

So, here, the professor explains that the pleura are membranes surrounding the lungs.

Also note that the professor’s name and position are kept visible by placing the subtitle a bit higher on the screen.

Another aspect of working with corporate clients is that they want to review the translation before it is added to the video. This, too, presents a challenge for the subtitlers because of the technical restrictions explained above. After all, we need to shorten sentences and respect the maximum number of characters that can be used, whereas clients are sometimes inclined to even add information in the subtitles “just to make sure people will understand.” Finding a solution that convinces the client that the translation is “complete”, while making sure the subtitles respect the technical guidelines, can be quite a challenge  at times.

Another example of a video we subtitled for the Belgian Cancer Foundation can be found on their website. That particular video is a testimonial in which both a patient and a psychologist are interviewed. The patient talks about how she deals with the disease and how she enjoys the beauty treatments she is offered by the Foundation, while the psychologist explains how she got involved in the project and became a voluntary beautician.

more than words3

Screenshot of Chris, a patient explaining how the beauty treatment and the massage afterward keep her pain-free for the rest of the day so she can skip her medication (the last part of the sentence is placed in the next subtitle). This particular subtitle says: “After a massage like that, I’m no longer in pain for the rest of the day.”

more than words4

Hilde, a psychologist who trained to be a voluntary beautician (and who treats Chris), is talking about her work. Here, she says: “For me, it all depends on the contact, on how people leave here.”

The language used in this particular video is more informal than the professor’s explanation and the subtitles therefore reflect this.

So, even though the end client is the same and the technical guidelines are also the same, the way we deal with the translation is different, which is why subtitling varies from one day to the next.

Susanne Verberk (MA) has been working in the (audiovisual) translation industry since 1998. She founded her own company, called Nevero, in 2007. Nevero is a language business that concentrates mainly on audiovisual translation and media accessibility (translation, subtitling, as well as live and prerecorded audio description). She works with a group of freelancers who translate, subtitle and describe, mainly to and from Dutch, French and English. For more information: http://www.nevero.be/en/.

susanne verberk

Sources:
1. 3 minutes to discover the Belgian Foundation against Cancer, by Stichting tegen Kanker (Belgian Foundation against Cancer), published on their YouTube channel on 25 November 2015.
2. Mesothelioom: hoe wordt een tumor resistent? | Prof. Cataldo legt uit. [Mesothelioma: how does a tumour become resistant? | Prof. Cataldo offers an explanation]. by Stichting tegen Kanker, published on their YouTube channel on 23 November 2015.
3. Témoignage: Hilde, conseillère en beauté pour la Fondation [Testimonial: Hilde, beautician for the Foundation] by Fondation contre le Cancer (French website), video also published on their YouTube channel on 20 November 2015.

N.B. The opinions expressed in this article are solely those of the author.

I warmly thank Wim Symoens, Manager of Clickable Video, for giving me his full support to write this case study on the work we do for his client, the Belgian Foundation against Cancer.


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