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Édito

Exercer la traduction, l’interprétation et la terminologie pour sauver les langues autochtones de l’extinction

Par Philippe Caignon, terminologue agréé et traducteur agréé

Après avoir été utilisées pendant des siècles pour subordonner les peuples autochtones nord-américains à l’autorité politique d’origine européenne dans le cadre de négociations territoriales volontairement opaques, la traduction et l’interprétation peuvent aujourd’hui servir à préserver les langues autochtones.

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L’importance du marketing de contenu électronique pour les traducteurs en pratique privée


Qu’est-ce que le marketing de contenu ? C’est simplement le recueil et le partage de contenu. Depuis l’avènement du Web 2.0 (et maintenant que le Web 3.0 point déjà à l’horizon), cette forme de mise en marché est devenue virale et les travailleurs autonomes sont de plus en plus nombreux à utiliser Internet pour faire la promotion de leurs services. Ils savent fort bien que le premier réflexe de nombreux particuliers ou entreprises à la recherche d’un produit ou service donné est de consulter le Web plutôt que le bottin téléphonique.

Le site Lingua Greca a publié un article intéressant sur la question. Selon l’auteure, une traductrice grecque du nom de Catherine Christaki, notre visibilité et notre crédibilité sur la grande toile passent par la création de contenu pertinent et intéressant qui captera l’attention des internautes.

Principe louable, mais comment s’y prendre dans la pratique ? Catherine Christaki propose plusieurs pistes, dont les médias sociaux et les blogues. Surtout, elle avance des moyens d’utiliser efficacement ces outils qui sont à la portée de tous.

Médias sociaux

  • Sur Facebook, abonnez-vous à des pages pertinentes (par ex., « Traducteurs et interprètes ») et participez activement aux discussions. Créez votre propre page, faites-la connaître à vos amis et invitez-les à cliquer sur « J’aime ».
  • Sur LinkedIn, réseau à vocation davantage professionnelle, assurez votre présence et adhérez à des groupes de traducteurs ainsi qu’à des groupes d’intérêt où vous pourriez dénicher des clients potentiels. Rappelons que l’OTTIAQ y compte un groupe. Certains membres de l’Ordre y sont également actifs, notamment François Abraham.
  • Sur Twitter, plateforme de microblogage, suivez vos clients actuels, passés et potentiels. Ne craignez pas d’y participer activement et abonnez-vous à des journaux et des organisations qui partagent beaucoup de contenu. Suivez et « retweetez » les sujets tendances.

Blogues

Plusieurs traducteurs ont recours à un blogue pour complémenter leur site Web et optimiser leur fameux « SEO » (search engine optimization ou référencement). Tandis qu’un site Web est une plateforme davantage informationnelle utilisée pour présenter son entreprise et ses services, un blogue permet la publication d’articles d’intérêt sur la traduction ou la langue par exemple (dans le cas d’un traducteur). Il existe des plateformes gratuites, comme Blogger et WordPress, qui sont très conviviales et dont l’utilisation ne requiert aucune compétence technique particulière. De plus, un blogue est un outil « interactif » qui permet des échanges entre l’auteur et les lecteurs d’un article (ou billet).

Bien entendu, s’assurer une présence efficace et pertinente sur le Web demande du temps, mais c’est du temps bien investi s’il permet de rehausser sa visibilité et de faire valoir son professionnalisme sur le Web – jadis un outil avant-gardiste, aujourd’hui une plateforme incontournable. Et, après le passage éventuel à l’ère du Web 3.0, les médias sociaux et les blogues risquent fort de transformer à tout jamais le coffre à outils de mise en marché des langagiers en pratique privée.

Dossier

Langues autochtones et professions langagières
Philippe Caignon, terminologue agréé et traducteur agréé

Les travaux de la Commission de vérité et réconciliation du Canada ainsi que les témoignages des familles au cours de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées ont mis en avant les nombreux problèmes personnels, familiaux et sociaux que vivent les membres des communautés autochtones du Canada.

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La traduction à l'ère de la décolonisation
Par Karina Chagnon

La traduction au Canada est le plus souvent conçue et enseignée comme un transfert entre deux « solitudes » culturelles et linguistiques, l’anglaise et la française. Or, la société allochtone prend de plus en plus conscience des mouvements politiques et des pratiques culturelles autochtones.

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Translation as a way to save Indigenous languages
By Marguerite Mackenzie and Julie Brittain

Most Indigenous languages in Canada are in various stages of endangerment, while many others are no longer spoken, so one might wonder why translation is even needed when Indigenous people increasingly speak English or French. But it is the very fact of having arrived at this situation that makes the need for translation, both into and out of the majority languages, all the more urgent.

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Translation of Haida Narratives into English
By Tiffany Templeton

Haida Gwaii, an archipelago on the Northwest coast of British Columbia, has been inhabited for as long as 13,000 years. It was named the Queen Charlotte Islands by British Captain George Dixon in 1787.

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Oser écrire et traduire « ce qui ne se dit pas » : la queerisation comme outil de décolonisation en contexte franco-canadien
Par Kathryn Henderson

Lorsque vient le moment de traduire des textes autochtones abordant des réalités qui échappent au binarisme homme-femme imposé par les colonialismes canadiens et québécois, on prend rapidement conscience que la décolonisation littéraire et politique devra passer par la queerisation de notre langue.

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Meet Akwiratékha’ Martin, translator in Kanien’kéha. Ó:nen’k tsi akwé:kon tenkawennanetáhkwenke’.
An interview by René Lemieux

Akwiratékha’ Martin is Kanien’kehá:ka from Kahnawà:ke who taught at the Kanien’kehá:ka Onkwawén:na Raotitióhkwa Language and Cultural Center from 2002-2016. He is now teaching Kanien’kéha at Kahnawà:ke Survival for grades 7-11.

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