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La traduction juridique – Marchés et spécificités

Par Betty Cohen, trad. a.

La traduction juridique est un marché lucratif au Québec, surtout dans le domaine des valeurs mobilières. Circuit en avait fait un premier tour en 2007 et a décidé d’aller y jeter un nouveau coup d’œil cette année… pour découvrir qu’il s’y passe beaucoup de choses et que les derniers mois ont été remplis de péripéties qui nous sont relatées par Louis Fortier. Le monde de la finance a en effet failli en perdre son français !

Par ailleurs, une lame de fond se prépare à révolutionner la langue juridique, soit le langage clair ou plain language. Ce mouvement n’est pas nouveau, mais il progresse et commence, au Québec du moins, à faire sa marque dans les contrats d’assurance et l’information juridico-financière. Personne ne pouvait mieux que Nicole Fernbach, fondatrice du Centre International de Lisibilité, nous parler de ce mouvement, de ses origines et de son avenir.

Mais avant tout, la traduction juridique est un marché. Nous avons voulu le décrire et en donner les principales caractéristiques. Ainsi,
Pierre St-Laurent brosse un tableau complet des types de documents traités au Canada et du marché qui en découle et, en parallèle, David MacKinnon nous donne un aperçu du marché français, avec ses obstacles et ses possibilités.

La traduction juridique, c’est aussi un « job » de tous les jours pour de nombreux traducteurs employés par les cabinets d’avocats et, comme le dit si bien Hélène Barette, devant la pression de la demande, seule l’union fait la force !

Du côté de l’enseignement, la traduction juridique fait, comme toutes les spécialisations, l’objet d’un ou deux cours de 45 heures, pendant lesquels les étudiants apprennent, d’abord et avant tout, à se documenter. Judith Lavoie nous propose une nomenclature exhaustive qui sera utile à tous.

Et puis une question : Qui a traduit le Code civil du Québec en anglais ? C’est une autre saga que nous raconte Barbara McClintock, avec moult détails intéressants.

De ce bref tour d’horizon ressort un seul et même constat : s’il est un domaine dans lequel on ne peut s’improviser, c’est bien la traduction juridique. Comme le dit Judith Lavoie, c’est un « monstre à quatre têtes » auquel ne s’attaque pas qui veut.

 


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