Imprimer
Partage :

L’éthique et la déontologie à la permanence de l’OTTIAQ

Le dossier du présent numéro brosse un tableau des questions d’éthique dans l’exercice quotidien des professions langagières. Mais qu’en est-il au sein même de l’organisme qui offre l’agrément à une très grande partie des membres de ces professions? Pour le savoir, Circuit s’est entretenu avec la directrice générale de l’OTTIAQ, Diane Cousineau.

Diane Cousineau
Diane Cousineau, traductrice agréée, MBA et directrice générale de l’OTTIAQ.

Circuit : Quel est votre rôle à titre de directrice générale de l’Ordre?

Diane Cousineau : Depuis plus de trois ans, je planifie, j’organise et je supervise l'utilisation des ressources humaines, financières, matérielles et informationnelles de l'Ordre. Je m’assure de l’avancement des travaux liés au plan d’action annuel; je représente l'Ordre auprès de diverses instances externes; j’agis comme conseil auprès du président et d’autres membres du conseil d’administration; je réponds aux demandes des membres de l’Ordre et du public quand elles ne sont pas du ressort de la responsable des Communications ou de la directrice – Affaires professionnelles, ou en l’absence de celles-ci. Je relève du conseil d’administration et lui rends compte de ma gestion. À titre de responsable de l’accès à l’information, je réponds également à toutes les demandes d’accès aux documents de l’OTTIAQ et j’en rends compte dans le rapport annuel de l’Ordre.

C. : Rappelez-nous comment les membres doivent suivre le Code des professions.

D. C. : Selon l’article 87 du Code des professions, tous les ordres sont tenus d’adopter un code de déontologie, et l’OTTIAQ ne fait pas exception. Tout membre de l’Ordre doit avoir une connaissance approfondie du Code de déontologie de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec.

C. : En tant que traductrice agréée, vous êtes assujettie au Code de déontologie de l’OTTIAQ. Toutefois, votre équipe, qui ne compte pas de membres de l’OTTIAQ, ne l’est pas. Comment cultivez-vous, en interne, ce souci de la déontologie?

D. C. : Bien que non assujetties au Code de déontologie, toutes nos employées ont signé, à leur arrivée, une entente de confidentialité assermentée. Cela nous assure du sérieux de notre équipe quant au respect de la confidentialité de tous nos dossiers. 

En effet, la permanence a accès à des données personnelles sur les membres de l’OTTIAQ tels que renseignements bancaires, justifications de congé de maladie, coordonnées, etc. Cette information reste exclusivement à l’usage de l’Ordre et est accessible dans un fichier protégé.

Par ailleurs, nous demandons à nos employées de suivre la formation sur l’éthique et la déontologie, afin qu’elles comprennent bien le contexte légal dans lequel évolue l’Ordre ainsi que les obligations en découlant. 

C. : Les ordres professionnels sont très réglementés, puisque leur mission est la protection du public. Vous nous avez expliqué comment la déontologie s’applique au sein de la permanence. Qu’en est-il de l’aspect de l’éthique, au quotidien, dans votre équipe?

D. C. : Les trois grandes valeurs qui régissent l’Ordre, à savoir la responsabilité, le leadership et le professionnalisme, teintent chacune de nos actions. Nos employées doivent faire preuve de loyauté envers l’Ordre, en intégrant ces valeurs à leur travail. Nous comptons également sur leur bon jugement, concept se rapprochant de l’éthique, pour guider leur comportement notamment sur les médias sociaux et dans toute prise de position publique, afin de ne pas nuire à la réputation de l’OTTIAQ. 

J’ajouterais par ailleurs que notre processus d’achat et d’octroi de contrats doit être le plus transparent possible non seulement pour éviter toute apparence de conflit d’intérêts, mais aussi pour optimiser les cotisations de nos membres. Par exemple, nous avons envoyé un appel d’offres à plusieurs agences avant de confier le mandat de publicité à un fournisseur. Ce fut également le cas pour la refonte de notre site Web.

C. : Selon vous, qu’est-ce qui fait en sorte qu’une employée possède une éthique envers son employeur?

D. C. : Bien que l’éthique soit d’abord et avant tout une valeur personnelle, je crois qu’une employée qui comprend bien la mission de l’Ordre et le cadre réglementaire auquel il est soumis, et qui est elle-même traitée avec éthique, tend nécessairement à agir de cette façon.

J’en profite pour remercier toutes nos employées de leur professionnalisme et du sérieux qu’elles accordent à l’éthique et à la déontologie dans leur milieu de travail.


Partage :