Quoi de neuf en matière de technologie et d’affaires ?

Par Sébastien St-François, trad. a.

Du côté de la technologie…

Ça bouge ! On apprend notamment que Microsoft travaille à l’élaboration d’un outil permettant la traduction presque en temps réel, nommé « Skype Translator ». Le lancement d’une version beta compatible avec Windows 8 est prévu pour la fin de 2014.

Le nouvel outil utilise une démarche en trois étapes. D’abord, il transcrit les mots prononcés par l’interlocuteur dans un logiciel de reconnaissance de la parole. Ensuite, le texte est traduit à l’aide de Bing Translator, puis lu à haute voix par un synthétiseur vocal.

Parmi les principaux défis qui se posent : la capacité d’interpréter la tonalité des voix de différents utilisateurs et les nuances apportées dans différentes langues, ainsi que l’arrimage entre la façon dont les gens parlent et celle dont ils écrivent.

Mais ça progresse. À l’heure actuelle, les résultats « sonnent robot » et les traductions sont loin d’être parfaites, mais le programme pourra traiter une quarantaine de langues sous peu. Plus de dix ans de recherche ont jusqu’à maintenant été investis dans le développement de cette technologie.

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Twitter commence également à utiliser Bing Translator, notamment dans le cas de son application officielle pour Android. Cependant, traduire des gazouillis est n’est pas facile en raison de la limite de 140 caractères. Les algorithmes informatiques doivent composer avec des acronymes, des abréviations, le jargon propre à Twitter ainsi que des mots-clics combinant souvent plusieurs mots sans espace entre eux.

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Du côté du marché…

En mai dernier, le magazine Les Affaires a publié deux articles qui s’inscrivaient parfaitement dans le thème du congrès 2014 de l’OTTIAQ : Horizon innovation – nouvelles réalités, nouvelles pratiques.

Alors que le Canada ne représente que 0,5 % de la population planétaire, il détient 10 % du marché mondial de la traduction professionnelle (évalué à 31 milliards de dollars en 2012). La réputation mondiale du Québec comme pôle langagier est particulièrement bien établie, mais la concurrence mondiale se fait de plus en plus féroce. Les langagiers professionnels du Québec et du Canada devront donc faire preuve de créativité et d’ingéniosité s’ils veulent maintenir, voire renforcer, l’avantage concurrentiel qui leur sert bien depuis des décennies. Pour continuer à tirer leur épingle du jeu, ils seront appelés à innover et à faire les choses autrement.

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