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Le mentorat : la voie idéale vers l’agrément

Le mentorat de l’OTTIAQ est un programme d’une durée de six mois dans le cadre duquel les compétences du candidat sont évaluées par un mentor. Il est destiné aux diplômés1 qui souhaitent obtenir leur agrément à l’Ordre.

Le programme de mentorat est de plus en plus populaire, et pour cause! Grâce au programme, riche en conseils tant sur l’aspect linguistique que sur les divers aspects de l’acte professionnel, les diplômés peuvent donner un élan à leur carrière et se démarquer sur le marché du travail.

En pratique privée

Nous avons discuté avec Carlos Del Burgo, traducteur agréé, terminologue agréé, qui est mentor pour ces deux professions, ainsi qu’avec sa mentorée, Hilda Ximena Monzon Bosch.

« Grâce au mentorat, j'ai acquis une meilleure compréhension de la profession de traducteur et des enjeux auxquels nous sommes confrontés. J’ai pu échanger librement avec un traducteur d’expérience », indique Hilda Ximena Monzon Bosch.

Quant à Carlos del Burgo, il décrit le mentorat en traduction comme suit : « nouveau parcours avec une ancienne étudiante douée et motivée; un véritable plaisir, que je crois enrichissant pour les deux intervenants ».

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Carlos Del Burgo, traducteur agréé et terminologue agréé,
et Hilda Ximena Monzon Bosch

De plus, grâce à la nouvelle formule de mentorat en collaboration avec le Bureau de la traduction (accès à une banque de 7 millions de mots), le candidat n’a plus à attendre d’être en situation de travail pour profiter du mentorat. Il peut obtenir le nombre de mots requis dès la fin de ses études. Déjà plusieurs candidats ont opté pour cette formule!

L’Ordre reçoit de plus en plus de demandes d’inscription au programme de mentorat. Bien qu’il soit doté d’une banque importante de mentors, il aura besoin de nouveaux mentors au cours des prochains mois pour répondre à la demande. De nouveaux mentors seront donc formés cet automne.

En ce qui concerne l’industrie, l’Ordre est de plus en plus sollicité par les cabinets de traduction et les services linguistiques d’entreprise. La coordonnatrice à l’agrément a ainsi visité près d’une vingtaine d’entre eux afin de leur présenter les diverses voies vers l’agrément et le mentorat en particulier.

En entreprise et en cabinet

Le mentorat en entreprise ou en cabinet connaît un grand succès depuis quelques années. Il s’agit en effet d’une formule parfaite pour un candidat qui vient de décrocher un emploi. En effet, tout en travaillant à ses premiers mandats, le candidat bénéficie d’un encadrement structuré selon les critères établis par le programme de mentorat. De plus, il est en contact quotidiennement avec son mentor.

Betty Cohen, traductrice agréée, et Stéphanie Leclerc, traductrice agréée, toutes deux mentores, nous expliquent pourquoi le mentorat est privilégié chez PricewaterhouseCoopers.

« Pour l’entreprise, le mentorat peut être considéré comme un accompagnement personnalisé visant à développer les compétences d’une personne. Les avantages du mentorat sont nombreux : il facilite l’insertion professionnelle des jeunes diplômés; la transmission de savoirs (gestion des départs); les transitions professionnelles; la fidélisation et la valorisation de l’expérience professionnelle », nous indique Betty Cohen.

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Betty Cohen, traductrice agréée, associée, services linguistiques,
et Stéphanie Leclerc, traductrice agréée, première directrice,
PricewaterhouseCoopers

Les deux mentores précisent que bien qu’on acquière beaucoup de connaissances à l’université, le mentorat permet de mettre en application les connaissances acquises dans un encadrement réel et en l’absence d’un lien hiérarchique direct. Le mentoré se sent souvent plus à l’aise pour poser des questions.

Pour Stéphanie Leclerc, le mentorat n’est pas seulement utile au mentoré, mais également au mentor. « Le mentorat apporte tout autant au mentor qu’au mentoré. J’ai vu cette petite citation il y a longtemps et c’est notamment pour cette raison que je suis aujourd'hui mentore : « To learn, read. To know, write. To master, teach. »

Du côté du cabinet de traduction Sematos, situé à Québec, on prend le mentorat très à cœur. Pour le cabinet, qui offre à ses employés un soutien logistique et financier pour favoriser l’agrément à l’OTTIAQ, le mentorat en entreprise s’inscrit dans une réelle perspective de rémunération globale et de perfectionnement professionnel. 

« Pour nous, la reconnaissance de notre profession passe par la valorisation du titre de traducteur agréé », mentionne Manuel Fresnais, président de Sematos, traducteur agréé et mentor. « Nous sommes d’avis que, comme employeur, nous devons faire notre part en ce sens. C’est pourquoi nous avons créé, conjointement avec l’OTTIAQ, le programme de mentorat au sein de notre cabinet. Qui plus est, ce programme cadre avec nos valeurs d’entreprise. »

Rencontres informelles

Plusieurs mentorats ont été réalisés depuis l’an dernier et d’autres sont en cours. Le photographe Maxime Ross, candidat à l’agrément (mentoré), nous permet de visualiser le fonctionnement du mentorat dans ce cabinet.

Par exemple, il n’y a pas que les rencontres formelles qui sont priorisées. Des rencontres informelles sont également monnaie courante et le mentor demeure toujours disponible pour conseiller les mentorés. Une question n’est jamais laissée en suspens.

Julien Gagnon, directeur de la qualité, traducteur agréé et mentor nous explique : « Les rencontres, qu’elles soient officielles ou non, sont toujours des moments productifs d’échange et d’apprentissage. En cabinet, elles sont l’occasion d’approfondir des notions complexes et d’offrir une rétroaction vraiment personnalisée aux traducteurs, chose qui est parfois malheureusement difficile de faire dans un environnement de travail à haut rythme. »

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Rencontre informelle entre mentor et mentoré. 
Julien Gagnon, directeur de la qualité, traducteur agréé et mentor,
Maxime Ross, traducteur et candidat à l’agrément (mentoré). Photo : Maxime Ross

De plus, de temps à autre, des candidats peuvent aussi se réunir autour d’un café pour s’entraider et mettre en commun leurs connaissances. C’est une belle manière pour eux de renforcer leur esprit d’équipe et de voir leur travail sous un angle différent.

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Rencontre informelle entre candidats. Karolane Lavoie, traductrice
et candidate à l’agrément (mentorée), Véronique Laflamme,
traductrice et candidate à l’agrément (étude de dossier),
Sophie Brunet, traductrice agréée (mentorée), Lucie-Ann Laberge,
traductrice et candidate à l’agrément (mentorée). Photo : Maxime Ross

Enfin, lorsque le candidat obtient son agrément, le sceau de l’Ordre lui est remis par l’employeur.

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Manuel Fresnais, président de Sematos, traducteur agréé et mentor,
Sophie Brunet, traductrice agréée (mentorée). Photo : Maxime Ross

Le mentorat coop

Le mentorat coop est également une voie intéressante pour les étudiants inscrits à un programme coop universitaire. En effet, le mentorat peut être intégré au troisième stage. Le stagiaire coop est alors jumelé avec un mentor dans l’entreprise ou le cabinet. Le mentorat coop fonctionne selon le même modèle que le mentorat en entreprise. Plusieurs stagiaires ont déjà effectué le mentorat coop, une façon idéale d’obtenir son titre professionnel en même temps que son diplôme.

Une nouvelle catégorie de cotisation pour les mentorés diplômés!

L'Ordre est fier d’annoncer qu’une nouvelle catégorie de cotisation a été créée pour les mentorés diplômés. La catégorie sera réservée à un membre qui détient un diplôme reconnu seulement, qui s’inscrit au programme de mentorat dans les six mois de l’obtention de son diplôme et qui s’inscrit au tableau de l’Ordre dans les quatre mois suivant la réussite de son programme de mentorat. La catégorie Nouveau diplômé sera en vigueur à partir du 1er avril 2019. La cotisation représentera 25 % du coût de la cotisation ordinaire la première année, 50 % du coût la deuxième année et 75 % du coût la troisième année.


1. Un candidat qui fait une demande d’équivalence de formation peut aussi se prévaloir du mentorat dans certains cas.


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